ANAPI
anapi

À Saïgon, les enfants de la rue m’appelaient «Maï Côn», «Petite Fleur du Têt», ou, plus simplement, «Fleur». Ces enfants étaient Amérasiens. Il y avait Thuy, Huy, Heck ou Maï. Une autre «Fleur».Durant toutes ces années, je les avais vus grandir, près du port. Ils vendaient des noisettes et des cigarettes étrangères (le prix d’un paquet de ces dernières équivalait au salaire mensuel d’un fonctionnaire). La plupart d’entre eux vivaient avec leurs mères, qualifiées de prostituées par certains, mais qui, pour leur honte, avaient eu un enfant avec un soldat américain.Le seul rêve à jamais inachevé de ces enfants, était de retrouver ce père, héros lointain, devenu légendaire. Ils se préparaient à ce départ mythique, apprenant un pauvre anglais de marchandage.


Michaël Flaks, né en 1955, est avocat de formation. Il est aujourd’hui haut fonctionnaire à l’État de Genève. Enfant de journalistes ayant parcouru le monde, il devient naturellement chargé de mission pour des organisations humanitaires telles que la Croix-Rouge internationale. Dès 1975, il se rend au Kurdistan, à Chypre, en Rhodésie, au Laos, au Zaïre et au Vietnam. Il y prend des notes, sortes de carnets de voyages pleins de sensibilité faits d’une écriture claire, lumineuse.À l’approche du quarantième anniversaire de la fin de la Guerre du Vietnam en 2015, ce beau et terrible “carnet de route” est un témoignage essentiel.

 

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