ANAPI
anapi

 

 
12 soldats du Bataillon Français de l’ONU en Corée furent fait prisonniers par les troupes nord-coréennes et chinoises.

Ils furent certes peu nombreux en comparaison du nombre des prisonniers des Japonais et du Vietminh en Indochine. Pourtant, dans le cadre de son devoir de mémoire, l’ANAPI se devait de ne pas les oublier.

Traités sans ménagements, mal nourris, ils subirent à l’occasion le même lavage de cerveau que les prisonniers du Vietminh...

 


 

1 - Rappel historique

 

La Corée, le pays du « matin calme », est une péninsule montagneuse d’Asie entre la Chine et le Japon. Sous domination japonaise de 1910 à 1945, ce pays fit l’objet en février 1945, à la conférence de Yalta, d’une partition à la hauteur du 38ème parallèle; les soviétiques devant désarmer les troupes japonaises au Nord et les américains au Sud. En fait cette ligne de démarcation devint une frontière politique, les soviétiques ayant installé dans leur zone une « démocratie populaire », très tôt menaçante pour la Corée du Sud.

En 1949, la Chine est devenue communiste. La Corée du Sud occupe une position stratégique en Extrême-Orient. Le Japon est neutralisé et les Etats-Unis centrent leurs efforts sur la protection de Taiwan et l’aide aux français en Indochine. La Corée du Sud, qui n’entre pas dans l’aire de sécurité américaine et ne dispose que d’une petite armée sans aviation et sans blindés, constitue une proie tentante en même temps qu’une étape pour l’expansion communiste.

Le 25 juin 1950, les forces Nord-coréennes franchissent le 38ème parallèle. Ainsi s’ouvre le conflit le plus important de la guerre froide qui oppose le monde communiste au monde démocratique ; il s’internationalise immédiatement ; Le président des Etats-Unis, Harry TRUMAN, ordonne aux forces américaines du Pacifique d’intervenir aux cotés de la petite armée sud-coréenne ; initialement ils ne pourront ensemble qu’à peine contenir la puissante armée des agresseurs ; coréens et américains se retrouvent assiégés dans un périmètre restreint autour du port de Pusan.

Le 27 juin 1950, le Conseil de Sécurité de l’ONU, en l’absence de l’Union Soviétique, prend une résolution, soutenue par les Etats-Unis, décidant la constitution d’une armée formée de seize nations, dont la France, qui envoie un navire et plus tard un bataillon de volontaires commandé par le général MONCLAR

Les forces des Nations-Unies vont reprendre l’initiative, encercler les nord-coréens par un débarquement sur leurs arrières, et pousser jusqu’à la frontière chinoise. Mais la Chine intervient à son tour avec des « volontaires », ainsi que l’U.R.S.S. par des moyens aériens ; cette puissante réaction ramène les forces alliées à la hauteur du 38ème où le front se stabilise après d’âpres combats.

Le 23 juin 1951, alors que le conflit se transformait en guerre de position, les délégués soviétiques à l’ONU proposèrent que les belligérants de Corée ouvrent des discussions afin de parvenir à un accord de cessez-le-feu. Le 10 juillet 1951, après des discussions préliminaires, des représentants des commandements de l’ONU et des forces communistes commencèrent les négociations de trêve à Kaesong, en Corée du Nord. Les discussions se poursuivirent par intermittence pendant deux ans. Le 27 juillet 1953, l’armistice fut signé à Panmunjom entre les représentants de l’ONU, ceux des volontaires chinois et de la Corée du Nord. Les discussions se poursuivent depuis pour un traité de paix et une réunification qui restent à réaliser.

La guerre de Corée, par l’ampleur des moyens matériels et humains mobilisés des deux côtés, par sa durée, par les risques d’embrasement auxquels elle exposa un monde coupé en deux blocs, constitua l’apogée de la guerre froide.

Cette « guerre oubliée », extrêmement meurtrière, où les civils furent deux fois plus nombreux que les militaires à trouver la mort, laissa le pays dévasté sans que soit modifiée la division antérieure de la Corée. Les pertes humaines (tués, disparus et blessés) étaient estimées à 4 millions. Environ 147 000 militaires sud-coréens furent tués et 210 000 blessés, tandis que les pertes militaires nord-coréennes étaient estimés à 300 000 morts et 220 000 blessés. Le nombre des victimes civiles dépasserait 2 millions de personnes. Les États-Unis comptèrent 157 530 victimes (33 629 morts, dont 23 300 au combat) ; les pertes des autres nations de l’ONU se montèrent à 16 532, dont 3 094 morts. Les pertes chinoises furent estimées à 900 000, dont 200 000 tués.. Le bataillon français perdit 287 tués et plus de 1.000 blessés.

 

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