ANAPI
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Témoignage
Le 6 octobre 1952, la Section de Pionniers du Bataillon Français dont faisait partie le Sergent Bésamat fut submergée par l’ampleur de l’attaque ennemie sur la cote 281. Blessé par éclats de grenades, il fut fait prisonnier.

 

« Alors commença un long et douloureux calvaire par un froid rigoureux.
Au cours du trajet d’abord à pied puis en camion vers le camp N° 3 situé dans le nord de la péninsule coréenne. Tout était sujet à recevoir des coups visant mes blessures, accompagnés de sévices.

Dans le camp, ce fut d’abord des interrogatoires « musclés », puis l’endoctrinement quotidien à la cause communiste. Le service de propagande ennemi allait jusqu’à fournir aux prisonniers français le journal « l’Humanité ».

Le régime alimentaire se limitait à du riz et un bol de soja le soir, dans le meilleur des cas un morceau de pain accompagné d’eau chaude comme boisson. »
Le Sergent Bésamat ne fut opéré de ses blessures que 64 jours après avoir été fait prisonnier, sans anesthésie.

Le 28 août 1953, à sa libération suite aux accords de Pam Mumjom, Bésamat ne pesait plus que 53 kilos. Il en avait perdu 21 en 11 mois de captivité. Rapatrié en France, il ne fit l’objet d’aucune visite médicale.Récits d’otages Français déportés par les Nord-Coréens.

PRISONNIERS FRANÇAIS EN CORÉE
par Charles MARTEL et Georges PERRUCHE, Cahiers d'Histoire Sociale N°3, Albin Michel 1994.
Deux diplomates français, faits prisonniers à Séoul en 1950 par les Nord-Coréens.

MA CAPTIVITÉ EN CORÉE DU NORD
par le Révérend Père COYOS, Grasset 1954.

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